Mon chiffre d'affaires cible
Estimer son Chiffre d'affaires cible pour Acquérir une pharmacie à Paris ou en île de France
A quel chiffre d’affaires je peux prétendre lorsque je souhaite acquérir une pharmacie ?
Acheter une officine en Île-de-France représente une étape clé dans la carrière d’un pharmacien, mais aussi un défi financier. Les établissements bancaires exigent généralement un apport personnel représentant environ 20 % du prix d’achat. L’apport a toujours été le frein principal à l’installation des pharmaciens.
Si la financiarisation de la profession n’a pas que des bons côtés, elle offre néanmoins tout un panel de moyens d’acquisition nouveau qu’il convient de maîtriser. Il s’agit de trouver un équilibre entre notre projet professionnel, notre autonomie et nos moyens financiers.
On observe une polarisation forte de la part des acheteurs sur les CA > 2 M€. Cela crée une importante tension sur ce segment et nécessite de plus un apport de plus de 400.000 €… N’oublions pas que les pharmacies qui affichent un CA > 2 M€ ne l’atteignaient pas forcément au moment de leur achat.
Quels sont les avantages d’acquérir une « petite pharmacie » à Paris ou en Île-de-France ?
Au fond, qu’avons-nous vraiment envie d’acheter et pour quelles raisons ?
L’aspect financier est évidemment primordial mais certaines personnes veulent privilégier d’autres éléments qui peuvent impacter fortement leur qualité de vie et d’exercice, parmi lesquels :
- La proximité de la pharmacie avec son habitation
- L’amplitude horaire
- Une fermeture hebdomadaire ou annuelle
- Une faible concurrence
Le modèle prédominant d’enrichissement dans la pharmacie est un modèle capitalistique selon lequel on s’enrichit grâce au remboursement de la dette. Dans ce cas, il faut bien avoir en tête que le titulaire, endetté pendant 12 ans, ne pourra se verser qu’une rémunération limitée, très similaire à celle qu’il percevait en tant que salarié, pour 35 heures hebdomadaires… !
Il existe toutefois un modèle alternatif que l’on peut diviser en 2 sous classes. La première concerne des projets avec un fort potentiel de développement. Sont ici inclus les projets de transferts et/ou d’agrandissement de la surface de vente. Ce sont des projets autant consommateurs de temps que de cash. Le plus difficile étant de trouver cette opportunité.
Le second modèle alternatif consiste à acheter une pharmacie à un très bon prix et ainsi ne pas subir les remboursements d’emprunt pendant 12 ans qui viennent habituellement grever la rémunération du pharmacien exploitant.
Même sans progression particulière, nous observons une trésorerie disponible nettement supérieure à celle du modèle capitalistique qui constitue une rémunération immédiate supérieure pendant la durée du prêt et qui permet ainsi de créer un apport important pour une future installation. Cerise sur le gâteau si vous réussissez en plus à booster le chiffre de la pharmacie en utilisant ces leviers :
La croissance organique
Dynamisme, heures d’ouvertures, adhésion à un groupement.
La croissance externe
Rachat de licences ou de petites clientèles autour de vous.
Les relations et contacts
Les relations et contacts que vous aurez développées avec les professionnels environnants.
Lorsqu’on dispose d’un apport faible, les boosters d’apport constituent une solution efficace. Mais leur utilité ne s’arrête pas là : ils permettent également aux pharmaciens déjà dotés d’un apport solide d’accéder à des officines plus importantes ou encore de conserver une partie de leur cash pour des projets personnels.
Vous avez l’envie ET les moyens d’acheter plus gros ?
Il existe un éventail de solutions qui facilitent l’achat.
> Le prêt familial / donation
> Les boosters d’apport
> Associé(s)/investisseurs(s)
> Crédits vendeurs
> Obligations (simples ou convertibles)
Le détail de chacune de ces solutions sera développé dans un article dédié. Nous nous attachons ici à en faire un bref résumé.
Solution n°1 : Prêt familial / donation
-
Prêt familial : c’est un prêt d’argent accordé entre membres d’une même famille, par exemple entre parents et enfants. Il est conseillé de formaliser ce prêt par écrit pour éviter tout malentendu. Le taux d’intérêt peut être librement fixé par les parties.
-
Donation : il s’agit du fait de donner une somme d’argent ou des parts de pharmacie à un proche. Les donations peuvent bénéficier d’avantages fiscaux, comme des abattements ou des exonérations, qui dépendent du degré de parenté entre le donateur et le bénéficiaire.
Solution n°2 : les boosters d’apport
Ce sont des solutions permettant d’augmenter l’apport personnel pour un projet ou un investissement. Il en existe plusieurs types :
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Personnel : l’apport provient directement de l’investisseur ou du porteur de projet.
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Participatif sur la société : l’apport est effectué par des partenaires ou investisseurs qui prennent une part dans la société.
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Obligataire : l’apport est sous forme d’emprunt obligataire, remboursable selon des conditions spécifiques.
Les différents acteurs qui proposent ces boosters d’apport sont, par exemple : les grossistes répartiteurs comme l’OCP ou la CERP, les groupements tels que Leader Santé, Giroboost, Groupe Univers, Elsie, ainsi que des organismes comme Interfimo, la CAVP ou encore la SOCOREC, etc.
Durée et taux d’intérêts : ces financements s’étalent généralement sur 5 à 15 ans avec des taux entre 3 et 5 %.
Remboursement : souvent in fine, ce qui signifie que pendant la durée du prêt, on ne rembourse d’abord que les intérêts, et le capital est remboursé à la fin.
Solution n°3 : associé(s) /investisseur(s)
Si les associés co-titulaires ont une différence d’apport significative, une véritable réflexion devra être apportée autour de la répartition du capital social.
Avec un pharmacien investisseur non exploitant, les montants de chacun vont également influer sur la répartition du capital social sachant que le titulaire exploitant doit être majoritaire. Entourez vous de conseils afin de prévoir dès le début les conditions de sortie (quand, comment et à quel prix).
Solution n°4 : crédits vendeurs
Moyennant un taux d’intérêt, le vendeur peut accepter de vous prêter une somme d’argent et servir ainsi de booster d’apport.
Tout est envisageable mais cette dette prend souvent la forme d’un crédit in fine sur 3-6 ans.
Solution n°5 : les obligations (simples ou convertibles)
Une obligation simple est une dette contractée par la pharmacie auprès d’un investisseur. Ce dernier n’a donc aucune part dans l’entreprise, aucun droit. Un coupon, équivalent au taux d’intérêt, est convenu à l’avance et dû jusqu’au terme. Le capital est dû à ce moment-là.
Il en va de même pour une obligation convertible. A une date donnée et sous conditions, la dette peut-être transformée en titres de la société.
Les boosters d’apport ne sont pas uniquement réservés aux pharmaciens en manque de capital : ils sont également un outil stratégique de levier financier, permettant à ceux qui disposent déjà d’un apport confortable d’accélérer leur développement.
Chez ACME, nous aidons les pharmaciens à structurer un plan de financement intelligent et équilibré, combinant apport personnel, booster adapté et financement bancaire, pour sécuriser chaque étape de leur acquisition.
Un bon projet d’installation n’est pas seulement une question d’apport, mais de structure financière optimale. Entourez-vous de spécialistes.
